Créé par l'AFSE en 2015, l'objectif de ce blog est de permettre aux économistes d'avoir des échanges autour des grands thèmes actuels.

 

Tomáš Jagelka - Chercheur post-doctoral à l’Université de Bonn, associé au Center for the Economics of Human Development à l’Université de Chicago

Lauréat du Prix de thèse d’économie 2020 de l’AFSE (conjointement avec Laura Khoury), Tomáš Jagelka présente ses travaux d’abord menés à l’École Polytechnique - CREST sous la direction de Christian Belzil, actuellement poursuivis à l’Université de Bonn avec Thomas Dohmen, ainsi qu’à l’Université de Chicago en collaboration avec James Heckman. Ces recherches sont consacrées à la conception et à l’application de méthodes destinées à mieux estimer les préférences des individus concernant le risque et le présent, puis à les relier à des traits psychologiques fondamentaux. 


Laura Khoury - Chercheuse post-doctorale, Centre for Experimental Research on Fairness, Inequality and Rationality (FAIR) - Norwegian School of Economics (NHH)

Lauréate du Prix de thèse d’économie 2020 de l’AFSE (conjointement avec Tomáš Jagelka), Laura Khoury présente les résultats de ses recherches sur les systèmes d’assurance-chômage, menées sous la direction de Luc Behagel. Réalisés en collaboration avec l’Unédic, ces travaux s’intéressent en particulier à l’impact des caractéristiques de l’assurance-chômage sur les comportements de sortie de l’emploi, la structure des contrats et la qualité de l’emploi.


Claude Diebolt - Directeur de Recherche au CNRS à l’Université de Strasbourg

Le 24 juin 2020 nous célébrons le 182ème anniversaire de la naissance de Gustav Schmoller (24 juin 1838/27 juin 1917).

Force est de constater, qu’aujourd’hui encore, Schmoller inspire le respect et ceci même si une génération entière d’économistes s’est battue, après la Première Guerre mondiale, pour se détacher de la pensée de ce père fondateur.


Pourquoi voudrait-on, autour de la notion de « juste prix », entraîner le bon lecteur du Blog de l’AFSE dans les arcanes de la théologie médiévale ? Eh bien, parce que le débat qui a eu lieu à l’époque féodale et préclassique apparaît pour qui s’intéresse à la finance d’une modernité étonnante. Il enrichit à coup sûr nos discussions sur ce qu’est le fonctionnement d’une économie de marché dans sa capacité à fixer les prix. Voyons la chose.


Jézabel Couppey-Soubeyran - Maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Conseillère éditoriale au CEPII , Jean-François Ponsot - Professeur des universités, chercheur à Pacte, Université Grenoble Alpes

Monnaie libre, monnaie pleine, cryptomonnaie, monnaie hélicoptère, drone monétaire, monnaie moderne, monnaie positive, monnaie écologique, etc. de la monnaie comme s’il en pleuvait ces derniers temps dans les travaux des économistes. Ça n’a pas été toujours le cas, car, entre les économistes et la monnaie, c’est plutôt : "je t’aime, moi non plus". Article paru dans The Conversation le 3 mai 2020 et sur le blog du CEPII.


Annie L. Cot - Professeur de sciences économiques à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

La crise déclenchée par la pandémie de Covid-19 incite à relire les passages que Michel Foucault consacre aux concepts de biopouvoir et de biopolitique au milieu des années 1970. 

La nouveauté de cette crise tient à la façon dont se croisent le pouvoir politique traditionnel et les technologies de biopouvoir chargées de la santé. Le contrôle des comportements politiques et sociaux des individus – le pouvoir politique – s’y double d’un contrôle de la vie et de la santé de la population – le biopouvoir. Avec pour corollaire une modification des techniques de contrôle horizontal de la population – et donc de la rationalité gouvernementale elle-même. 


Jean-Luc Tavernier - Directeur général de l'INSEE

Les dernières semaines ont montré que le besoin de statistiques ne s’effaçait pas avec la crise sanitaire, bien au contraire ; elles ont aussi montré que le système statistique public devait et pouvait réagir rapidement et faire face à de nouveaux enjeux. Il s’est agi d’abord de s’adapter aux conditions de télétravail et à l’impossibilité de maintenir certaines collectes d’informations. Il s’agit aussi de réaliser des analyses et productions nouvelles, pour éclairer en temps réel des questions aussi cruciales que le plongeon de l’économie et l’ampleur de la surmortalité. Il va s’agir, de plus en plus, d’assurer au maximum la comparabilité internationale des statistiques dans une période où chacun a dû s’adapter et innover, en fonction de conditions changeantes et souvent différentes d’un pays à l’autre. Je vais revenir sur ces trois défis, dans cet ordre.


Il n’y a pas de bonne macroéconomie sans de bons chiffres derrière, c’est-à-dire sans des comptes nationaux de qualité. Or, le cadre conceptuel des comptes nationaux a très peu changé depuis sa naissance dans les années 40. C’est sans doute la preuve qu’il tient incontestablement la route et que les concepts restent solides ; c’est hélas aussi l’indice d’un manque criant de R&D, tant du côté des instituts statistiques que des académiques. Le billet fait la revue des zones de progrès les plus prometteuses ou les plus nécessaires.


Cristina Badarau - Université de Bordeaux, Larefi , Etienne Farvaque - Université de Lille, LEM – CNRS , Florence Huart - Université de Lille, LEM – CNRS , Gregory Levieuge - Université d’Orléans, LEO

L'épidémie de coronavirus offre à l’Union européenne une opportunité de renforcer son unité, et son efficacité économique. Cette tribune propose deux mécanismes de réponse face à des chocs majeurs, qu’il s’agisse de pandémie ou de chocs climatiques: une assurance chômage européenne, et l’émission de « Disaster-bonds » (titres obligataires souverains émis de façon collective). Ces deux instruments sont complémentaires, et peuvent permettre de faire face à la crise actuelle, et de préparer les suivantes.


Thomas Barnay - Professeur à l’Université Paris-Est Créteil, Vice-Président
en charge des relations scientifiques et internationales du Collège des
Economistes de la Santé

Le confinement, opéré en France depuis le mardi 17 mars, génère une modification profonde et inédite du marché du travail en France portant simultanément sur la marge extensive (le fait de participer ou non au marché du travail) et la marge intensive (le nombre d’heures de travail et, plus généralement, les conditions de travail et d’emploi effectives). Parce qu’il est contraint (chômage partiel, télétravail), brutal et également hétérogène (les activités de production étant classées selon qu’elles sont jugées essentielles ou non essentielles), le confinement réduit significativement les effets positifs du travail sur la santé et pourrait renforcer certains des effets pathogènes.