Billet(s) publié(s)

Antoine Bozio - Directeur d’études à l'EHESS/PSE et directeur de l'Institut des politiques publiques (IPP) , Thomas Breda - Directeur de recherche au CNRS/PSE , Julien Grenet - Directeur de recherche au CNRS/PSE , Arthur Guillouzouic - Chargé de recherche au CNRS/AMSE/PSE

Qui supporte vraiment le poids des cotisations sociales ? Les employeurs qui les versent officiellement, ou les salariés à travers des salaires plus faibles ? Une étude fondée sur six grandes réformes fiscales françaises montre que la réponse dépend d'un facteur longtemps négligé : l'existence d'un lien direct entre les cotisations versées et les prestations perçues. Lorsque les cotisations ouvrent des droits clairement identifiables pour les salariés, notamment en matière de retraite, elles sont intégralement répercutées sur les salaires. En revanche, lorsque ce lien est absent, les cotisations patronales sont traitées comme des impôts au niveau de l’entreprise et ne sont pas répercutés sur les salaires de façon individuelle.