Débats et controverses

Présentation du thème: 

même chose que "actualités", mais qui peut se servir froid ou tiède

Les billets dans ce thème

  • Antoine Marsaudon

    Antoine Marsaudon, Hospinnomics (PSE, AP-HP), Paris 1 et Josselin Thuilliez, CNRS, Centre d’Économie de la Sorbonne, FERDI.

    Introduction :

    Dans son rapport annuel pour l’année 2015, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime le nombre de personnes infectées par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH) dans le monde à 36,7 millions, dont 2,1 millions de nouvelles infections et 1 million de décès dans l’année. L’Afrique sub-saharienne est de loin la région du monde la plus touchée par l’épidémie avec 25,6 millions de personnes séropositives. Elle concentre également près de 70% des nouvelles infections [1]. Le Kenya fait état du même constat : avec une séroprévalence estimée à 5,9% de la population en 2015, il est le 6ème pays d’Afrique le plus affecté par l’épidémie.

  • Hippolyte d_Albis

    Hippolyte d’Albis (Paris School of Economics - CNRS) et Ekrame Boubtane (CERDI, Université d’Auvergne)

    En démographie, les équations sont généralement simples. C’est sympathique, attrayant mais cela masque trop souvent des calculs qui le sont rarement. Cette apparente simplicité confère un grand crédit aux démographes mais, malheureusement, réduit parfois l’esprit critique de leurs auditeurs.

    La 22ème livraison de Insee Analyses, parue en octobre 2015, propose une « analyse des flux migratoires entre la France et l’étranger entre 2006 et 2013. » Plusieurs résultats concernant, en particulier, la comparaison des soldes migratoires des personnes nées en France et des personnes nées à l’étranger et l’évolution des départs à l’étranger des personnes nées en France ont été abondamment repris dans la presse. Certains commentateurs se sont félicités de ce que ces résultats « bousculaient les idées reçues » tandis que d’autres se sont fendu d’un très élégant « je l’avais bien dit. »  Dans ce qui suit, nous proposons une présentation critique des résultats du Insee Analyses n° 22. Si la décomposition des soldes migratoires en fonction des lieux de naissance des personnes est intéressante, il nous semble que les résultats concernant les flux de départ à l’étranger des personnes nées en France ne sont pas robustes.

  • Jean Marc jmvittori

    Les économistes n’ont pas toujours peur de se brûler à la chaleur de l’actualité. Lors du Congrès de l’AFSE qui s’est tenu le 22 juin à Rennes, une table-ronde réunissait universitaires et professionnels du secteur pour débattre de la quatrième licence de téléphonie mobile… au moment précis où celle-ci risquait de disparaître. Altice, qui possède les opérateurs SFR et Numéricable, avait en effet confirmé quelques heures plus tôt son offre de rachat de Bouygues Telecom. Le numéro deux du marché aurait alors consolidé sa position en rachetant le numéro quatre.

  • Arnaud simon

    Par Arnaud Simon, Université Paris Dauphine, MeilleursAgents et Yasmine Essafi, Université Paris-Dauphine

    La valorisation du parc immobilier résidentiel français a bénéficié entre 1995 et 2006 d’une plus-value de près de 4 000 milliards d’euros. Or, lorsque le papy-boom débute en 2005 les prix commencent à s’infléchir, et cela avant la crise dite « des subprimes ». Nous défendons l’idée d’une causalité directe entre l’envolée des prix résidentiels et la préparation de la retraite par les baby-boomers. Alors que l’on peut estimer le taux de propriétaires chez les retraités à près de 80%, pour une moyenne française à 58%, et que la majorité d’entre eux ne remboursent plus d’emprunt, la question d’une inégalité intergénérationnelle mérite d’être posée ; et plus particulièrement sur le logement. Un système de répartition de la richesse pensé pour trois générations co-existantes est-il viable lorsque l’on passe à quatre générations co-existantes ? Que penser d’une plus-value patrimoniale de 4 000 milliards d’euros alors que la dette de l’Etat français se monte à 2 000 milliards d’euros ? Déflation, austérité, « crise » ne seraient-ils pas des synonymes pour papy-boom ?

  • Etienne wasmer

    Ce billet revient sur les débats suscités par une note collective de l’auteur et de ses co-auteurs (Bonnet et alii. 2014) sur le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty. J’y résume ce débat suscité par les premières interprétations de l’ouvrage de Thomas Piketty, répond à certaines réactions à ce texte et développe des idées sur la fiscalité et les politiques économiques en lien avec notre analyse et d’autres travaux menés au cours de ces dernières années, avec l’accord de mes co-auteurs.  Je les remercie pour les longues et passionnantes discussions sur ce thème, ainsi que Robert Gary-Bobo, Alain Trannoy, Antoine d’Autume.

  • BSI Economics

    Résumé:
    - Les femmes ont gagné en moyenne 500€ par mois de moins que les hommes sur la décennie passée (à pouvoir d’achat constant)
    - Le taux de femmes inactives en âge de travailler est inférieur de 10 points à celui des hommes, même si ce taux tend à diminuer.
    - Les inégalités de salaires se créent dans les 10 premières années après la fin des études.
    - Ces inégalités s’expliquent en grande partie par des différences d’investissement en capital humain, une psychologie différente mais surtout une mobilité d’emploi spécifique très affectée par les naissances.- Ces inégalités s’expliquent en grande partie par des différences d’investissement en capital humain, une psychologie différente mais surtout une mobilité d’emploi spécifique très affectée par les naissances.