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La science économique face au choc Free

Les économistes n’ont pas toujours peur de se brûler à la chaleur de l’actualité. Lors du Congrès de l’AFSE qui s’est tenu le 22 juin à Rennes, une table-ronde réunissait universitaires et professionnels du secteur pour débattre de la quatrième licence de téléphonie mobile… au moment précis où celle-ci risquait de disparaître. Altice, qui possède les opérateurs SFR et Numéricable, avait en effet confirmé quelques heures plus tôt son offre de rachat de Bouygues Telecom. Le numéro deux du marché aurait alors consolidé sa position en rachetant le numéro quatre.

Le logement n’est pas un hors-bilan du compte des baby-boomers

Par Arnaud Simon, Université Paris Dauphine, MeilleursAgents et Yasmine Essafi, Université Paris-Dauphine

La valorisation du parc immobilier résidentiel français a bénéficié entre 1995 et 2006 d’une plus-value de près de 4 000 milliards d’euros. Or, lorsque le papy-boom débute en 2005 les prix commencent à s’infléchir, et cela avant la crise dite « des subprimes ». Nous défendons l’idée d’une causalité directe entre l’envolée des prix résidentiels et la préparation de la retraite par les baby-boomers. Alors que l’on peut estimer le taux de propriétaires chez les retraités à près de 80%, pour une moyenne française à 58%, et que la majorité d’entre eux ne remboursent plus d’emprunt, la question d’une inégalité intergénérationnelle mérite d’être posée ; et plus particulièrement sur le logement. Un système de répartition de la richesse pensé pour trois générations co-existantes est-il viable lorsque l’on passe à quatre générations co-existantes ? Que penser d’une plus-value patrimoniale de 4 000 milliards d’euros alors que la dette de l’Etat français se monte à 2 000 milliards d’euros ? Déflation, austérité, « crise » ne seraient-ils pas des synonymes pour papy-boom ?

Retour sur la critique du Capital au XXIe siècle

Ce billet revient sur les débats suscités par une note collective de l’auteur et de ses co-auteurs (Bonnet et alii. 2014) sur le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty. J’y résume ce débat suscité par les premières interprétations de l’ouvrage de Thomas Piketty, répond à certaines réactions à ce texte et développe des idées sur la fiscalité et les politiques économiques en lien avec notre analyse et d’autres travaux menés au cours de ces dernières années, avec l’accord de mes co-auteurs.  Je les remercie pour les longues et passionnantes discussions sur ce thème, ainsi que Robert Gary-Bobo, Alain Trannoy, Antoine d’Autume.

Emploi - le fossé du genre : pas si faussé…

Résumé:
- Les femmes ont gagné en moyenne 500€ par mois de moins que les hommes sur la décennie passée (à pouvoir d’achat constant)
- Le taux de femmes inactives en âge de travailler est inférieur de 10 points à celui des hommes, même si ce taux tend à diminuer.
- Les inégalités de salaires se créent dans les 10 premières années après la fin des études.
- Ces inégalités s’expliquent en grande partie par des différences d’investissement en capital humain, une psychologie différente mais surtout une mobilité d’emploi spécifique très affectée par les naissances.- Ces inégalités s’expliquent en grande partie par des différences d’investissement en capital humain, une psychologie différente mais surtout une mobilité d’emploi spécifique très affectée par les naissances.

Le blog de l’AFSE : un blog pour tous les économistes français

La période récente a été fertile en événements importants pour les économistes français, avec le succès phénoménal du livre de Thomas Piketty ‘Le capital au XXIème siècle’ et l’attribution du prix Nobel d’économie à Jean Tirole. En même temps, deux économistes qui ont marqué leurs contemporains, Edmond Malinvaud et Bernard Maris nous ont quittés.

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