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Comment Shakespeare aide à enseigner la finance. Et plus.

« Le marchand de Venise » de Shakespeare est une une plongée extraordinaire dans le monde financier de l’âge préclassique en Europe. Elle peut servir de bonne introduction à un cours d’initiation à la finance, en montrant en particulier que la cette dernière est beaucoup plus que le simple calcul des intérêts composés ou du prix des options. Elle plonge dans les affaires de la cité.

Covid-19 : « Comme le disait Keynes, nous ne savons tout simplement pas ! »

La pandémie bouscule les économistes. Sauront-ils nous aider à appréhender l’incertitude de notre avenir collectif ? Annie Cot, historienne de la pensée économique, rappelle que la prétention à prévoir ce que sera notre avenir collectif fait, depuis trois siècles, l’objet de vifs débats.

Préférences, capacité et personnalité : Comprendre la prise de décision en situation de risque et d’attente

Lauréat du Prix de thèse d’économie 2020 de l’AFSE (conjointement avec Laura Khoury), Tomáš Jagelka présente ses travaux d’abord menés à l’École Polytechnique - CREST sous la direction de Christian Belzil, actuellement poursuivis à l’Université de Bonn avec Thomas Dohmen, ainsi qu’à l’Université de Chicago en collaboration avec James Heckman. Ces recherches sont consacrées à la conception et à l’application de méthodes destinées à mieux estimer les préférences des individus concernant le risque et le présent, puis à les relier à des traits psychologiques fondamentaux. 

Assurance chômage optimale et comportements en emploi

Lauréate du Prix de thèse d’économie 2020 de l’AFSE (conjointement avec Tomáš Jagelka), Laura Khoury présente les résultats de ses recherches sur les systèmes d’assurance-chômage, menées sous la direction de Luc Behagel. Réalisés en collaboration avec l’Unédic, ces travaux s’intéressent en particulier à l’impact des caractéristiques de l’assurance-chômage sur les comportements de sortie de l’emploi, la structure des contrats et la qualité de l’emploi.

Gustav Schmoller et les problèmes d’aujourd’hui

Le 24 juin 2020 nous célébrons le 182ème anniversaire de la naissance de Gustav Schmoller (24 juin 1838/27 juin 1917).

Force est de constater, qu’aujourd’hui encore, Schmoller inspire le respect et ceci même si une génération entière d’économistes s’est battue, après la Première Guerre mondiale, pour se détacher de la pensée de ce père fondateur.

Le « juste prix » médiéval et le fonctionnement des marchés

Pourquoi voudrait-on, autour de la notion de « juste prix », entraîner le bon lecteur du Blog de l’AFSE dans les arcanes de la théologie médiévale ? Eh bien, parce que le débat qui a eu lieu à l’époque féodale et préclassique apparaît pour qui s’intéresse à la finance d’une modernité étonnante. Il enrichit à coup sûr nos discussions sur ce qu’est le fonctionnement d’une économie de marché dans sa capacité à fixer les prix. Voyons la chose.

La monnaie et les économistes : je t’aime moi non plus !

Monnaie libre, monnaie pleine, cryptomonnaie, monnaie hélicoptère, drone monétaire, monnaie moderne, monnaie positive, monnaie écologique, etc. de la monnaie comme s’il en pleuvait ces derniers temps dans les travaux des économistes. Ça n’a pas été toujours le cas, car, entre les économistes et la monnaie, c’est plutôt : "je t’aime, moi non plus". Article paru dans The Conversation le 3 mai 2020 et sur le blog du CEPII.

Quand Michel Foucault décrivait « l’étatisation du biologique »

La crise déclenchée par la pandémie de Covid-19 incite à relire les passages que Michel Foucault consacre aux concepts de biopouvoir et de biopolitique au milieu des années 1970. 

La nouveauté de cette crise tient à la façon dont se croisent le pouvoir politique traditionnel et les technologies de biopouvoir chargées de la santé. Le contrôle des comportements politiques et sociaux des individus – le pouvoir politique – s’y double d’un contrôle de la vie et de la santé de la population – le biopouvoir. Avec pour corollaire une modification des techniques de contrôle horizontal de la population – et donc de la rationalité gouvernementale elle-même. 

La statistique publique à l’épreuve de la crise sanitaire

Les dernières semaines ont montré que le besoin de statistiques ne s’effaçait pas avec la crise sanitaire, bien au contraire ; elles ont aussi montré que le système statistique public devait et pouvait réagir rapidement et faire face à de nouveaux enjeux. Il s’est agi d’abord de s’adapter aux conditions de télétravail et à l’impossibilité de maintenir certaines collectes d’informations. Il s’agit aussi de réaliser des analyses et productions nouvelles, pour éclairer en temps réel des questions aussi cruciales que le plongeon de l’économie et l’ampleur de la surmortalité. Il va s’agir, de plus en plus, d’assurer au maximum la comparabilité internationale des statistiques dans une période où chacun a dû s’adapter et innover, en fonction de conditions changeantes et souvent différentes d’un pays à l’autre. Je vais revenir sur ces trois défis, dans cet ordre.

Il faut beaucoup, beaucoup investir dans les comptes nationaux

Il n’y a pas de bonne macroéconomie sans de bons chiffres derrière, c’est-à-dire sans des comptes nationaux de qualité. Or, le cadre conceptuel des comptes nationaux a très peu changé depuis sa naissance dans les années 40. C’est sans doute la preuve qu’il tient incontestablement la route et que les concepts restent solides ; c’est hélas aussi l’indice d’un manque criant de R&D, tant du côté des instituts statistiques que des académiques. Le billet fait la revue des zones de progrès les plus prometteuses ou les plus nécessaires.

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