avril 2017

Santé et sécurisation des parcours professionnels

Professeur de sciences économiques, Université Paris-Est Créteil / Phd, Full Professor in Economics, Upec
Chercheur à Erudite, Tepp et IST-PE / Research Fellow at Erudite, Tepp and IST-PE
Directeur du Master 2 Economie de la Santé

Les aléas de carrière liés à des épisodes de chômage, de formation ou de problèmes de santé morcellent de plus en plus les parcours professionnels. Des événements de santé spécifiques (handicap, cancer), en lien ou non avec le milieu professionnel, marquent ainsi durablement les itinéraires. Dans cette population marquée par un tel événement de santé, des études montrent que la proportion de personnes exclues de l’emploi un an après augmente de façon importante, d’une sur dix. Le phénomène est plus marqué, encore, chez les femmes, les salariés âgés et les moins éduqués.

Le pouvoir d’achat est toujours lié à l’emploi, au logement ensuite

Professeur à Sciences Po et membre de l’Association française de science économique/AFSE

Dans un sondage Ipsos Sopra Steria récent et peu commenté, publié le 30 mars (« Présidentielle 2017: les Français et le pouvoir d’achat »), la question du pouvoir d’achat est prioritaire dans leur vote pour 37 % des Français et occupe une place importante pour 56 % d’entre eux. Ces proportions sont plus élevées pour les électeurs de François Fillon et surtout de Marine Le Pen, dont 45 % des électeurs jugent cette question prioritaire. Et, sans surprise, ils ne font guère confiance à leurs candidats pour la régler, le taux de confiance étant de 43 % pour Jean-Luc Mélenchon, 38 % pour Emmanuel Macron et entre 20 % et 34 % pour les autres candidats.

L’Europe : atout ou boulet ?

Chef Economiste et membre du Comité Exécutif

L’Europe est-elle un atout pour les pays membres de l’Union Européenne, est-elle au contraire un obstacle à leur croissance en raison des déficiences de sa construction institutionnelle ? La question vaut la peine d’être posée alors que, dans un nombre croissant de pays de l’Union Européenne soit la question de la sortie de l’UE est ouvertement discutée, soit les opinions ont une vision de plus en  plus critique de l’apport de l’Europe à leur pays (c’est le cas en Pologne, en Hongrie, aux Pays-Bas, en France, en Italie, et il y a bien sûr le Brexit). Quand on se pose cette question, une première difficulté est que l’analyse n’est pas la même selon qu’on s’intéresse à l’Union Européenne ou à la zone euro.

Paie-t-on trop d’impôt ?

AFSE, Professeur à l’Université d’Aix-Marseille et chercheur associé au CEPII

La France a l’un des taux de prélèvements obligatoires les plus élevés parmi les pays de l’OCDE. Si l’on ajoute les impôts, aux cotisations et aux taxes, ce taux avoisine 45% du PIB. La charge qui pèse sur les entreprises représente 30,2% des recettes fiscales, dont 25,1% de cotisations sociales. La contribution des ménages est de 28%. La pression fiscale reflète un modèle d’économie où la société a, jusqu’ici, opté en faveur d’un haut niveau de protection sociale financé par le secteur public (voir le tableau 1). Les dépenses de protection sociale et de santé représentent 55% du total des dépenses. La France, comme l’Allemagne, fonctionne sur le modèle scandinave. Par comparaison, les taux de pression fiscale des Etats-Unis et du Royaume-Uni sont seulement de 25% et 35% respectivement, et les ratios des dépenses publiques de  47% et 39% (contre 57% pour la France). Dans ces pays, la protection sociale est davantage du ressort du secteur privé.